Mise en bière : déroulement, us et coutumes

Mise en bière : déroulement, us et coutumes

La mise en bière est un acte obligatoire qui se déroule en plusieurs étapes. Ce processus est destiné à préparer le corps du défunt et à le placer dans son cercueil avant que ses proches ne viennent se recueillir. La mise en bière est régie par la loi et ne peut être opérée que selon des règles strictes et très spécifiques. Découvrons ensemble son déroulement ainsi que les us et coutumes qui l’accompagnent.

La mise en bière : quelles caractéristiques ?

De nos jours, la mise en bière consiste en le fait de placer le corps du défunt dans son cercueil. Cette appellation qui peut surprendre remonte au VIIIe siècle. À cette époque, les blessés et les défunts étaient transportés sur une planche appelée « bera », qui signifie « bière ». Au fil des époques, il est devenu usuel d’enterrer les défunts avec la bera, et même si celle-ci fut remplacée par un cercueil au cours du XIIe siècle, le terme est resté. Ainsi, l’expression de « mise en bière » découle de cette coutume.

En France, la mise en bière d’un défunt est un acte obligatoire et réglementé par la loi du Code général des collectivités territoriales.

Il faut savoir que tout membre de la famille du défunt peut librement assister à la mise en bière. Il suffit d’en faire la demande auprès des pompes funèbres en charge de l’acte. Néanmoins, c’est un moment très difficile à vivre, car le corps inanimé du disparu est manipulé pour être placé dans son cercueil. En conséquence, même si les proches peuvent être présents, il leur est généralement conseillé de venir se recueillir après la mise en bière.

La mise en bière peut se pratiquer dans un délai de 24 heures à 6 jours après le décès. Cette opération peut être réalisée au domicile du défunt, dans un centre hospitalier, dans une maison de retraite ou un EHPAD, ou bien souvent, à la chambre funéraire.

Comment se déroule une mise en bière ?

La mise en bière est un processus qui se divise en plusieurs étapes successives.

La préparation du cercueil

Le cercueil est préparé dans un premier temps. Il est impératif que le modèle choisi réponde aux normes dictées par la loi. Ainsi, le cercueil doit être conçu dans un matériau biodégradable, comme le bois, le contreplaqué ou le carton. Il doit impérativement être étanche et mesurer entre 18 et 22 mm d’épaisseur.

Une fois le cercueil près, il est temps de préparer le corps pour procéder à la mise en bière.

Le retrait des appareils et prothèses

Si le défunt porte une prothèse à piles, un appareil auditif ou un pacemaker, ceux-ci sont retirés par un thanatopracteur ou un médecin.

Le nettoyage du défunt

Dans un deuxième temps, le corps du défunt est entièrement lavé de manière à en éliminer les éventuelles odeurs et de préparer sa dépouille aux soins de conservation.

Les soins de conservation

Le sang de défunt est remplacé par du formol pour permettre sa conservation. En outre, c’est un produit antiseptique.

La cosmétique

Cet acte vise à coiffer le défunt, à le raser si besoin, et à lui appliquer des cosmétiques destinés à effacer les éventuelles traces choquantes visibles sur son corps. Sa dépouille est préparée de manière à le présenter dans un état le plus en paix possible.

L’habillage

Le défunt est ensuite vêtu des vêtements qu’il avait choisis de son vivant ou que ses proches ont décidé de lui faire porter. Aucune législation ne régit la tenue que le défunt doit revêtir. Chacun est libre de porter ce qu’il souhaite dans son cercueil ou toute tenue sélectionnée par les soins de ses proches.

À noter que ce point peut tout à fait être spécifié par le défunt de son vivant lorsqu’il souscrit un contrat d’assurance obsèques. Le souscripteur est en effet libre de préciser dans son contrat la tenue qu’il souhaite porter à ce moment.

La pose de la plaque gravée

Sur le couvercle du cercueil, les pompes funèbres déposent une plaque gravée qui doit indiquer le nom (nom patronymique et nom marital le cas échéant) et le prénom du défunt, ainsi que ses années de naissance et de décès.

La pose des scellés

Pour procéder à la pose des scellés sur le cercueil, les proches du défunt doivent se munir de la déclaration du décès, du permis d’inhumation, d’une autorisation délivrée par un officier d’état civil de la commune du décès ou de celle où le corps est conservé ainsi qu’une attestation de non-obstacle médicolégal.

À quoi sert la pose des scellés ?

La pose des scellés sur un cercueil est un acte officiel régi par l’article L. 2213-14 du Code général des collectivités territoriales. Cet acte ne peut être réalisé que par les pompes funèbres, par le maire de la commune où le corps repose ou par un agent de police. Une fois les scellés posés, ils doivent être formalisés par un tampon de cire cachetée ou par des étiquettes de sécurité, des pastilles adhésives ou la pose de scellés en plastique. Enfin, un cachet en métal est apposé à la cire.

Leur pose a pour objectif d’empêcher toute ouverture du cercueil après la mise en bière. Les scellés doivent être posés en cas de crémation, en cas de rapatriement du corps du défunt depuis un pays étranger ou encore lorsque les obsèques se déroulent en l’absence des proches du disparu.

La mise en bière immédiate : un acte particulier

Lorsque le corps du défunt est très dégradé ou si le décès est dû à une maladie épidémique, le corps est mis en bière immédiatement, sans toilette mortuaire, sans soins de conservation et sans présentation en chambre funéraire. En outre, la dépouille ne peut être transportée sans cercueil.

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